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Présentation de la saison 19-20

Présentation de la saison 19-20

  • Jeu. 19 sept. à 19 h 30
  • Théâtre de la Tête noire - Saran

Présentation de la saison par Patrice Douchet, directeur artistique du Théâtre, en compagnie d’artistes invités.
La présentation sera suivie à 21h du concert de Little Boxon'g pour un swing endiablé !


EDITO


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UN THÉÂTRE POUR LA DIVERSITÉ DU MONDE.


Plus que jamais nous allons parcourir les territoires sensibles de l’enfance et de la jeunesse. Des histoires pour l’enfance mais aussi sur l’enfance dont certaines – osons le paradoxe – exclusivement réservées aux adultes.


Et si les grandes préoccupations anxiogènes de l’époque sont omniprésentes dans les écritures pour la jeunesse, ce qui domine dans cette saison ce sont les hymnes à la tendresse, les désirs de consolation, les élans vers l’autre (j’ai récemment appris et je veux y croire que l’empathie prolongeait l’espérance de vie), les rayons de soleil à travers l’écran de fumée, les fenêtres ouvertes sur un monde possible.


Ne riez pas quand on parle de tendresse.
Ne faites pas la moue quand on vous tend les bras et qu’on vous invite à ouvrir les vôtres.
Ne tournez pas les talons quand on vous raconte que là-bas, plus loin, de nouveaux horizons existent.
Ne soyez pas surpris.es quand vous découvrirez que la clef de la porte verrouillée est dans la main des poètes.
Ne rejoignez pas les cyniques, les pessimistes, les démoralisé.e.s que nous fuyons par instinct de survie, et chassons de nos plateaux.


Et si « une poignée de terre forestière contient plus d’organismes vivants qu’il y a d’êtres humains sur terre(1) », il me plaît de penser qu’un seul théâtre contiendra toujours toute la diversité du monde.


Un temps viendra où l’arbre, la goutte d’eau et l’oiseau sortiront fatigués mais vivants de la bataille qui s’engage et à laquelle nous entendons participer avec comme seules armes nos mots, nos images, nos musiques. Ce jour-là, un enfant nommé Avril(2) sorti d’un livre de théâtre, comme on s’extrait d’un abri, nous remerciera de l’avoir protégé pendant le déluge.


Patrice Douchet, juin 2019.


(1) Peter Wohlleben in La Vie secrète des arbres.
(2) Avril, enfant-personnage de la pièce de Sophie Merceron.


Little Boxon'g

Little Boxon'g

  • Jeu. 19 sept. à 21 h
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Little Boxon’g, c’est trois voix en une. Trois pin-up en talons hauts et robes cintrées qui chantent leur amour du swing vocal.


Reprenant les chansons des Andrew’s Sisters puis celles d’autres trios vocaux moins célèbres comme les Boswell Sisters ou les Chordettes, le répertoire de Little Boxon’g s’est étoffé au fil des découvertes. Très vite, l’envie de s’attaquer à des morceaux en dehors de leur registre s’est faite sentir. Au gré des inspirations, le groupe s’est alors attelé au réarrangement de morceaux issus de tous horizons, en les patinant de swing rétro.


De l’ambiance suave et feutrée d’un cabaret des années 40 aux rythmes fiévreux d’un bal Lindy hop, laissez-vous gagner par l’optimisme exalté de ces trois nanas et de leur univers vibrant, joyeux et sensible. Pour l’occasion, elles seront accompagnées de leur quatuor d’instrumentistes. Un moment à partager et à danser !


Avec la participation des associations de Lindy hop !


Wapiti Waves

Wapiti Waves

  • Mar. 8 oct. à 14 h 30 + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Un spectacle théâtral et musical grand public. Une tragi-comédie sur fond de fugues et de déluge. Un road movie pour quatre jeunes égaré.e.s, un Wapiti man et quelques animaux migrateurs.


L’eau monte à Lisbonne. La pluie est incessante. L’orage gronde. La neige et la glace recouvrent Marseille. Une abeille survivante de Tanger envoie en arabe un appel à traverser la Méditerranée du nord vers le sud. Et la jeunesse en Europe s’ennuie, hésite et balbutie. Jusqu’à l’arrivée de l’urgence : La Wapiti Wave, le cataclysme annoncé. "Wapiti Waves" commence par un prologue où s’entrecroisent les paroles entendues dans la bouche de la jeunesse d’aujourd’hui. Combatives ou résignées, altruistes ou autocentrées, déboussolées, drôles, provocatrices. On y repère déjà les personnages qui seront les protagonistes de la pièce à venir.


Ah ! Ernesto

Ah ! Ernesto

  • Jeu. 17 oct. à 14 h 30 + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Ernesto a 7 ans. En rentrant de son premier jour de classe, il décrète qu’il ne veut plus y aller. « Pourquoi ?, lui demande naturellement sa mère. Parce que ! dit Ernesto, à l’école on m’apprend des choses que je ne sais pas ». Ses parents décident alors d’aller voir le maître d’école pour le mettre au courant de la décision d’Ernesto. S’ensuivent des échanges entre l’enfant et les adultes, se posent alors des questions essentielles sur la connaissance et l’enseignement.


"Ah ! Ernesto" est un conte écrit par Marguerite Duras, son seul texte pour les enfants. Inspiré par l’album jeunesse illustré par Katy Couprie, le décor du spectacle recrée un musée imaginaire mystérieux et poétique, pour inviter à son tour les plus jeunes à prendre les chemins du savoir en toute liberté !


Après la représentation, les spectateur.rice.s pourront s’attarder pour une visite du cabinet de curiosités.


Lettres jamais écrites

Lettres jamais écrites

  • Jeu. 7 nov. à 19 h 30 + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Quinze élèves de seconde écrivent une lettre capitale, une lettre avec ou sans destinataire,
une lettre à l’avenir, une lettre à l’absent... Une lettre impossible à écrire et impossible à recevoir.


Colin écrit à son grand-père, mort il y a sept ans, pour lui dire comme les raviolis n’ont plus le même goût depuis. Élisa écrit à son existence pour s’excuser de ne pas savoir où elle l’emmène. Maxime écrit au fils qu’il imagine avoir un jour. Sarah écrit à son père qui était absent le jour de sa naissance et qui n’est jamais revenu.
Ces lettres parlent de fragilité, de sauts dans le vide, de deuils mal fagotés, et d’amours malmenés, mais aussi d’amours infinis, d’espoirs immenses, de solidarité, et d’ébranlement. Quinze missives qu’Estelle Savasta, autrice, recueille et transforme avec l’aide de leurs jeunes auteur.rice.s, avant de les envoyer à des écrivains et écrivaines qui y répondront comme s’ils en étaient les propres destinataires.


Matiloun

Matiloun

  • Mer. 13 nov. à 15 h + autres dates
  • Théâtre Gérard Philipe - Orléans

En collaboration avec le Théâtre Gérard Philipe d'Orléans - La Source


Le « pec » (le fou) de Matiloun a existé. Il s’appelle Jean Bordes. Il ramasse des bidules, machins, trucs et zinzins qu’il ficelle et entortille. Il faisait naître des jouets, des véhicules, des assemblages d’éléments hétéroclites. Ces fagots de trésors, il les promène derrière lui ou les accroche aux arbres dans ses collines d’Ariège. Handicapé, orphelin à 5 ans, il est recueilli par une cousine habitant une petite ferme. Il y gardait les vaches et ne parlait que le patois.
Deux « touche-à-tout », dompteurs de sons, de mouvements et de matières, vous font deviner l’histoire vraie d’un artiste hors les normes. Pour petits et grands rêveurs, Matiloun est une promenade entre une décharge et un musée.


Spectacle précédé d’une exposition documentaire : Jean Bordes et l’art brut.


Pingouin (Discours amoureux)

Pingouin (Discours amoureux)

  • Sam. 16 nov. à 15 h
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

UN TEXTE, SINON RIEN !
Pour la troisième saison, le comité de lecture du Théâtre de la Tête Noire vous propose de découvrir des textes reçus et aimés au comité.
Des pièces contemporaines inédites, encore jamais créées, mise en espace par un.e metteur.se en scène accompagné.e d’un collectif d’acteur.rice.s.


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Amazone s’ennuie. Elle veut jouer. Jouer à l’amour. Ça tombe bien, Abélard est justement là qui attend. Mais pour Abélard l’amour n’a rien d’un jeu, c’est même la chose la plus sérieuse au monde. Et puis, le garçon a déjà une amoureuse. Amazone insiste. Abélard résiste. Que dirait sa fiancée ? Abélard est décidément bien vieux jeu pour une fille qui n’aime rien tant que s’amuser à « rénover le futur »… Libre, espiègle, pragmatique, Amazone ne manque guère d’imagination pour entraîner le damoiseau dans son manège. Mais quand Abélard lui parle d’engagement, d’amour éternel et de passion, alors c’est Amazone qui prend ses jambes à son cou.


À se frotter l’un à l’autre, les deux personnages se piquent ! D’observations en expérimentations, Amazone et Abélard questionnent l’amour, son langage et ses codes, les déconstruisent, les réinventent et finissent par…


"Pingouin" est une exploration du langage amoureux qui, d’abord théorique, s’incarne. On est nourri, dès l’enfance, d’images stéréotypées de l’amour, qui nous poursuivent longtemps. Des modes d’emploi ont été écrits qui ne cessent de contraindre la relation amoureuse à tout âge. Dans quelle mesure les injonctions du collectif viennent perturber l’intime, qu’on soit petit, moyen ou grand ?
"Pingouin" met cette question en jeu avec jubilation et légèreté. On s’amuse du langage de l’amour mais aussi de son incapacité à dire ce qui s’éprouve.


J'ai muré les portes et les fenêtres / Qu'on rouvre les fenêtres !

J'ai muré les portes et les fenêtres / Qu'on rouvre les fenêtres !

  • Jeu. 21 nov. de 19 h 30 à 21 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Un diptyque sur la guerre d'Espagne et la période franquiste
En collaboration avec le pôle culturel de la ville de Saran


"J'ai muré les portes et les fenêtres"
Dans le silence de plomb qui pèse encore en Espagne sur sa période franquiste, deux femmes transmettent leurs témoignages de la dictature. L’une, fille d’un républicain, a subi les représailles franquistes. Elle s’est exilée et nous livre son histoire. L’autre dit avoir oublié, c’est mieux ainsi. Immigrée, elle se mure dans le silence. Entre le flamenco et le théâtre, le témoignage et le chant, J’ai muré les portes et les fenêtres ouvre une brèche pour sauver ces femmes de l’oubli.


"Qu'on rouvre les fenêtres !"
Trois personnages font face à leur mémoire familiale : l’un se souvient et entretient précieusement les récits de ses aïeuls ; l’autre tente d’en recoller les morceaux pour reconstituer le puzzle ; le dernier refuse de ressasser le passé, il avance, coûte que coûte. Des anecdotes, des histoires et parfois des légendes se bousculent et s’entre-mêlent pour être partagées, racontées.


Comme si nous...

Comme si nous...

  • Ven. 6 déc. à 10 h + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Fin avril 1999, dans le massif de la Chartreuse – entre la Savoie et l’Isère - une chorale d’enfants disparaît en rentrant de tournée. Un groupe entier, d’un seul coup. Sans un signe. Sans une trace. On accuse un temps l’équipe encadrante de négligence, on a cherché un possible coupable – enquête judiciaire, psychiatrique, le tout en vain. Passé le frémissement des premiers jours, le mystère cessa de faire la une des journaux et les disparu.e.s s’abîmèrent dans l’oubli.


Aujourd’hui, nous décidons de reprendre le fil de l’enquête car une lecture nouvelle de ce fait divers pourrait bien apparaître. Et si ce groupe n’avait pas disparu accidentellement ? S’il s’agissait d’une tentative délibérée d’évasion, de refus du monde guidé par l’impérieuse nécessité de vivre une aventure ? Comme si cette disparition était le premier pas vers un autre monde possible.


Une bête ordinaire

Une bête ordinaire

  • Jeu. 12 déc. à 19 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Elle a 7 ans, des seins comme des mandarines et ne va plus en classe. Elle est petite-grosse, se cache dans le local à vélos du fond de la cour de l’école, s’y fait toucher par des garçons. Elle, c’est une petite fille ordinaire qui fait commerce de sa puberté précoce avec la froideur méthodique d’un homme d’affaires contre des bonbons. Absence du père, manipulation, mensonge et vie nocturne rythment une enfance déjà perdue.


Stéphanie Marchais nous emmène dans un temps indéfini, celui des contes cruels et déroutants. C’est par ses mots-corps, la poésie d’une langue charnelle et abrupte, qu’elle trace un chemin hypnotique et nous prépare à l’aventure, à nager en eaux troubles et à rencontrer « la bête ». Dans ce monde qui semble fantastique se dévoilent des dommages bien réels. Ceux de l’enfance volée.


Les imposteurs

Les imposteurs

  • Jeu. 9 janv. à 19 h 30 + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Que sont devenus ces gens sur nos photos de classe ? Isabelle et Régis, eux, sont actrice et acteur. En revenant sur leur histoire, ils parcourent leur adolescence, leur métier, leurs illusions et leurs mensonges. Certaines connaissances refont surface par effraction comme la petite brune sur la photo de classe disparue subitement il y a trente ans…


"...C’est un vrai cours de théâtre, au sens le plus noble du terme, qui laisse la place, dans les interstices, aux interventions des gens présents, timides ou audacieux, prêts à se lancer, ou au bord du refus, la parole aux lèvres, le théâtre à portée de main." Un Fauteuil pour l’orchestre – Corinne Deneve.


"Et cette chute incroyable qui sonne comme la conclusion d’un parfait polar et qui laisse sans voix le public. Mais est-ce vrai, est ce faux, sont-ils des comédiens, des imposteurs ?" Le Républicain Lorrain.


Lili Cros et Thierry Chazelle

Lili Cros et Thierry Chazelle

  • Jeu. 16 janv. à 20 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Ces deux-là ont bien fait de de se rencontrer ! La voix incroyablement belle, claire et puissante de Lili et l’humour percutant de Thierry se conjuguent à merveille. Leurs chansons sont emplies d’un charme infini qui n’appartient qu’à eux. Composé à quatre mains, leur répertoire est varié, musicalement et vocalement, tantôt tendre, tantôt humoristique, hilarant parfois. Au détour de quelques chansons nostalgiques on passera du rire aux larmes.


"On a envie de les appeler par leurs prénoms, d’aller leur serrer la paluche à la sortie du spectacle, de leur demander des nouvelles du chien… Tour de force autant que de chant, Lili Cros et Thierry Chazelle attirent d’emblée une sympathie naturelle, dégagent une fraicheur et une bienveillance immédiates. [..] Dans leurs chansons, on croise de vieux canidés, un sex-shop au drôle de destin, des tatouages mal placés, des chapeaux à la Humphrey Bogart, des ports normands… un joli inventaire à la Prévert aussi léger qu’une bulle de savon." Le Parisien – Grégory Plouviez.


L'Envol

L'Envol

  • Ven. 24 janv. à 19 h 30 + autres horaires
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

"L’Envol" est une création théâtrale, cinématographique, magique et musicale qui réunit père et fils autour de l’utopie du vol. Les auteurs communiquent leur fascination pour le vol, leur désir d’échapper aux lois de la pesanteur et réveillent le mythe ancestral de pouvoir voler. Une façon de repousser les limites, en tout cas d’y croire, le temps de ce spectacle poétique, technique et décalé.


Sur scène, deux comédiens interprètent, manipulent et lévitent pour donner forme à une conférence poétique et décalée. La production d’images animées, d’événements surnaturels, de sons et de paroles se nourrit de l’obsession des deux protagonistes à se soustraire eux-mêmes de la pesanteur par le vol et à transmettre au public leurs connaissances sur le sujet. Pour parvenir à leur fin, ils revisitent l’histoire du vol humain à travers les siècles, analysent les résultats de leurs recherches et expérimentent des envols physiques et spirituels.


Jérôme Bel / Conférence sur rien

Jérôme Bel / Conférence sur rien

  • Mar. 28 janv. à 20 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Spectacle accueilli dans le cadre des SOLI avec le Centre dramatique national d'Orléans


En 1949, John Cage donne une conférence à l’Artist’s Club de New York. Son texte, "Lecture on Nothing", adopte la structure de ses récentes compositions musicales. C’est à la fois un manifeste artistique et une expérience d’écoute proche de l’hypnose.


« Je n’ai rien à dire et je le dis. » Ces paroles de John Cage, à l’ouverture de son discours, dissimulent à peine l’incroyable richesse de cette Conférence sur rien. Philosophie, musicologie, poésie, autobiographie, récit, méditation, utopie… John Cage, cet artiste éclectique, qui ne fut pas seulement musicien, a énormément de choses à nous dire. Ou plutôt à nous faire entendre, à nous faire percevoir. Sa réflexion a une portée éthique, voire politique : de quoi avons-nous besoin ? Où trouver la joie ? Comment aimer le monde qui nous entoure ? Par le retrait qu’il opère, la suspension du sens au profit de l’écoute, Cage ouvre un champ nouveau d’expérimentation.


Avril

Avril

  • Ven. 7 févr. 2020 à 10 h + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

En collaboration avec le Théâtre Gérard Philipe d'Orléans - La Source


Avril, enfant solitaire, a peur du loup. Surtout depuis qu’il sait que le loup peut s’aplatir pour passer sous sa porte de chambre !
Avril n’a qu’un papa et ne sait pas pourquoi sa maman n’est plus là. Celui-ci n’ose plus affronter le monde du dehors, ni les autres qui le renvoient à cette absence. Souvent, Avril rate l’école et passe ses journées avec Stéphane Dakota, son ami imaginaire, un « cowboy des États-Unis ». Alors quand Islid, enseignante à domicile, débarque dans cette famille bancale, un nouveau souffle de vie surgit. La torpeur s’évanouit, la vie redevient possible.
Avec drôlerie, c’est une histoire qui parle de nous, enfants ou grands, qui raconte la difficulté de passer les épreuves, de grandir, d’avancer malgré tout. Histoire de manque et de peur, ce conte contemporain rappelle que l’imagination est parfois nécessaire pour vivre la réalité.


Désobéir

Désobéir

  • Mar. 11 févr. 2020 à 20 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Quatre jeunes femmes d’Aubervilliers et des alentours, issues de la première, deuxième et troisième générations de l’immigration, se dévoilent dans une pièce de théâtre vive, lucide, et politique composée à partir de leurs témoignages. De leur lien à la famille, de leur rapport à la tradition, la religion et l’avenir, sont nés des récits, drôles ou douloureux, orchestrés en une polyphonie féminine.


Elles ont moins de 25 ans et leur culture française se mêle à celles de Kabylie, du Maroc, de l’Iran. À travers leurs souvenirs et désirs les plus intimes, Julie Berès dresse ici le portrait remarquable d’une jeunesse qui, un jour, a dû désobéir, dire non, pour obtenir les mêmes chances que tout le monde de répondre à cette question universelle : comment s’inventer soi-même ?


La Honte

La Honte

  • Ven. 14 févr. 2020 à 19 h
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

UN TEXTE, SINON RIEN !
Pour la troisième saison, le comité de lecture du Théâtre de la Tête Noire vous propose de découvrir des textes reçus et aimés au comité.
Des pièces contemporaines inédites, encore jamais créées, mise en espace par un.e metteur.se en scène accompagné.e d’un collectif d’acteur.rice.s.


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Un professeur d’université d’une cinquantaine d’années, Louis Storck, couche un soir avec une de ses doctorantes, Géraldine Ruben, venue à son domicile lui poser des questions sur l’avancement de sa thèse. Après quelques semaines, l’étudiante signale le comportement du professeur à l’Université. S’organise alors sur le campus une commission d’instruction, rendue publique pour plus d’impartialité, afin de déterminer l’accusation qui pèse sur le professeur.
Agression sexuelle, incompréhension, affaire de domination masculine ou tentative délibérée de séduction féminine ?


Dans un récit où la question du consentement reste en suspens, disséquée au vu et au sus du public venu assister aux travaux de la commission, elle interroge sur les rapports de force Homme-Femme... et divise. Pièce sous forme de procès, La Honte est un récit performatif au cours duquel le public est impliqué en tant que témoin, et invité, comme au sein de la commission, à décider sur quel camp devra s’abattre la honte.


Le Petit cabaret faisandé

Le Petit cabaret faisandé

  • Ven. 6 mars 2020 à 19 h 30 + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

On dit d’Ariane von Berendt qu’elle est un drôle d’objet sorti des temps révolus.
Avec une pointe d’autodérision, à travers ses mots ou ceux des autres, guidée par ses amis Éros et Thanatos, elle devient sur scène une chose inquiétante. Tour à tour empoisonneuse, aphamégame, veuve noire ou femme vénale, voire plus femme du tout, elle rend hommage à la liberté jusqu’à l’incartade, oscillant entre la chanson française, la musique baroque, et ses propres compositions.
De Paris à Moscou, de Bruxelles à Orléans en passant par la Bretagne et la Lorraine, Ariane von Berendt alterne entre le russe, l’allemand, le serbe, le yiddish, l’anglais, l’italien… et le français. Prix des Jeunes Talents d’Orléans, Palme d’argent et Prix du Public du Festival des chanteurs de rue de Quintin, on a pu la voir dans le « Fil d’Ariane » du Théâtre de la Tête Noire.


Alice

Alice

  • Mer. 11 mars 2020 à 15 h + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Inspiré par l’univers magique et déroutant d’"Alice au pays des merveilles" et d’"Alice de l’autre côté du miroir", de Lewis Carroll, petits et grands sont invités à entrer dans le terrier du lapin blanc afin de vivre une expérience théâtrale immersive.


Dans un cadre fantastique fait de lumières, de sons, de couleurs, de textures et de senteurs, et où les accessoires de la scène peuvent être explorés par le public, les acteur.rice.s manipulent les quelques figures emblématiques de l’univers de Lewis Carroll : La Chenille, Le Chapelier, La Reine Rouge… au son d’une musique live pour une plongée dans l’absurde et l’étrange.


Sweetie

Sweetie

  • Mar. 24 mars 2020 à 20 h 30
  • Théâtre d'Orléans - Orléans

En collaboration avec le Centre dramatique national d'Orléans


La voix d’une femme. Un monologue. Une farce drôle et méchante portée magnifiquement par l’actrice Vanda Benes. Une mère interpelle une certaine « Sweetie », figure muette dont on ignore si elle est réelle ou fantomatique. La mère se plaint de bruits divers, envahissants… Ces bourdonnements proviennent-ils du voisinage ou de son propre jardin ? Sont-ce ses enfants qui sont à l’origine de ces grondements ? Par digressions, au gré d’obsessions et de fantasmes, le texte nous mène au cœur de sa pensée matricide.


"Sweetie" est un poème paranoïaque prenant tour à tour pour cible les rassemblements d’enfants (agglutinements), l’ombre, les voisins, le mélange, la langue... qui opère des boucles de plus en plus serrées, de plus en plus violentes. Mais "Sweetie" ne parle peut-être pas que d’une mère et de ses enfants. "Sweetie" est peut-être une parabole. Cela peut tout aussi bien être l’ultime discours du dernier mandat d’une dictatrice.


Temps Modernes

Temps Modernes

  • 25 et 26 mars 2020 à 19 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

En collaboration avec le Centre dramatique national d'Orléans


Dans une langue à la fois brutale et poétique, "L’Entretien" est une pièce chorale qui s’articule autour de la parole et des pensées de trois femmes, figures emblématiques d’une grande entreprise : la cheffe d’entreprise, la mère syndicaliste et sa fille qui passe l’entretien d’embauche.


"Krach", texte qui succède à "L’Entretien", monologue à l’écriture abrasive, porte sur l’aliénation du travail décortiquée à travers la chute d’un salarié. Employé modèle, il est confronté à son propre désir d’ascension et de reconnaissance sociale mais est pris dans les rouages d’un système qui l’efface plus vite qu’il ne l’a façonné.


Rapprocher ces deux textes, écrits à quelques années d’intervalle, c’est donner une lecture quasi historique du monde du travail et de la place qu’il accorde à l’humain, en ce début de XXIe siècle.


Saint-Félix

Saint-Félix

  • Jeu. 2 avril 2020 à 19 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

"Saint-Félix" naît d’une enquête menée dans un hameau du même nom, avec son église, son cimetière, ses belles maisons blanches et ses champs à perte de vue. Ce pourrait aussi bien être Gidy, Vennecy ou Ardon dans le Loiret... Au fil des mois, Élise Chatauret et son équipe ont rencontré les habitant.e.s de ce petit village, partagé leur quotidien, écouté leurs histoires, simples, lucides, violentes parfois.


Sur scène, quatre comédien.ne.s se lancent dans la reconstitution de Saint-Félix qui devient un endroit semi-réel, semi-imaginaire, miroir des tensions et transformations du monde moderne. L’enquête peu à peu se resserre et le fantôme d’une jeune femme morte au village vient hanter tous les esprits. Entre documentaire et fiction, conte et investigation, de l’illusion du diorama au théâtre de marionnettes, Saint-Félix interroge les fantasmes du regard citadin devant ce « paradis perdu ».


Tout ça tout ça

Tout ça tout ça

  • Ven. 10 avril 2020 à 10 h + autres dates
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

C’est l’été. La radio crie ses scoops. La télé compile ses buzz. Ehsan, douze ans, a disparu. Un petit mot posé sur son lit dit son encombrement face à un monde où la banquise fond, où les ours blancs vivent dans les hypermarchés et où les terroristes mitraillent. Ehsan en a marre, Ehsan dit qu’il s’en va.


Sa petite soeur Chalipa, Samantha la baby-sitter, ainsi que deux alliés de choix, le tout petit Nelson et le débonnaire Salvador, cherchent à le retrouver. Et si Ehsan s’était enfermé dans le bunker du jardin de sa maison ? Et s’il disait définitivement ciao au monde ?


Après une longue journée d’actions, faite de nouilles au beurre, de manif positive et tutti quanti, il faudra pourtant bien qu’à la nuit tombée les quatre héros acceptent de se confronter aux questions posées par l’exil symbolique d’Ehsan. Pour mieux l’aider, peut-être, à embrasser demain. Un texte vif, joyeux, et parfois grave, transcendé par la force du collectif.


Le voyage de Penazar

Le voyage de Penazar

  • Mar. 28 avril 2020 à 20 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

« Je suis parti de Java au XIIIe siècle. Vous allez me croire ou vous allez vous fendre la gueule. » Ainsi parle Penazar venu aux portes de notre modernité raconter son histoire. Huit siècles que son Maître est mort, huit siècles que lui, son serviteur, a quitté cette époque pour un long voyage vers le XXIe siècle : sans cesse il meurt, et sans cesse il renaît, il se fatigue, perd la mémoire, mais reste fidèle à son Prince.


Après quoi court-il ? Son identité ? Le sens de la vie ? Il nous rappelle que l’éternel n’est pas durable et que le monde des légendes cherche à entrer en contact avec nous pour nous dire quelque chose. Celui qui sait être touché par ce qui nous survit – l’amour, la tristesse, les couleurs du monde – ne tutoie-t-il pas l’éternel ?


"Un conte qui nous emmène à travers les siècles et les contrées, les bas-fonds et les palais, la poésie et la trivialité, découvrant dans les fragments de l’anecdote la grandeur et la misère des hommes." La terrasse, Gwénola David.


Amitié

Amitié

  • Mardi 5 mai 2020 à 14 h 30 et à 19 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

C’est l’histoire d’un trio. Cloé, Matia et Luca. Un trio qui forme une bande soudée. Ils se chamaillent, se font peur, se rassurent, s’amusent, rêvent, chantent et dansent. C’est l’histoire d’une amitié, d’une rencontre aux prémices de l’adolescence. Cette micro société enfantine va connaître des instants forts, des alliances mouvantes, des moments de complicité et d’amour.


À partir de paroles collectées et de textes de Philippe Dorin, Catherine Verlaguet et Sylvain Levey, le Théâtre des Trois Clous explore les relations d’amitié chez les enfants en s’interrogeant sur ce lien unique si constitutif de nos vies : plaisir d’une amitié partagée, la souffrance de l’absence, l’ambiguïté des sentiments.


Midi nous le dira

Midi nous le dira

  • Jeudi 14 mai 2020 à 14 h 30 et à 19 h 30
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

Najda Kermarrec, dix-huit ans, attend. Le bac approche mais l’imminence de l’examen la préoccupe beaucoup moins que celle des résultats de la commission de sélection des jeunes espoirs de foot. À midi, Najda saura si elle est choisie pour jouer lors de la prochaine Coupe du monde de foot féminin U20, en 2018.


En attendant, Najda se filme avec son téléphone et réalise une vidéo « My future self ». Elle s’adresse alors à son aînée de dix ans, la Najda qu’elle sera en 2027. Dans sa voix, résonnent celles de toutes les femmes qui l’entourent, sa mère, sa grand-mère, son arrière-arrière grand-mère, lui transmettant leurs histoires, leurs rêves, leurs renoncements. Assistée de son double virtuel et de ces différentes générations de femmes, Najda relie les époques. Et midi sonne…


Dialogues avec l'eau, les arbres et les oiseaux

Dialogues avec l'eau, les arbres et les oiseaux

  • Sam. 13 juin 2020 à 17 h
  • Théâtre de la Tête Noire - Saran

UN TEXTE, SINON RIEN ! N°3
Laboratoire : textes et paysage


Pendant une semaine un collectif de comédien.ne.s s’associera avec auteurs et autrices de théâtre écrivant pour la jeunesse, invitera plasticiens et bricoleurs savants, dans la perspective d’élaborer pour le festival Théâtre sur l’Herbe une proposition artistique ludique incluant textes, jeux et arts plastiques.


Il s’agira de faire de l’espace public, en l’occurrence le Parc du Château de l’Étang, le temps d’un week-end, un lieu magique de découvertes en famille des textes d’aujourd’hui écrits pour l’enfance et la jeunesse.


Les dialogues avec l’eau, les arbres et les oiseaux seront au centre de ce grand poème que nous écrirons à plusieurs mains, à plusieurs voix, pour les milliers de spectateurs du festival.
Des groupes de public seront associés en amont à la préparation de cette performance littéraire, dans la continuité de Lire et dire le théâtre en famille(s) et des projets de territoire proposés chaque saison par le Théâtre de la Tête Noire.


Festival Théâtre sur l'Herbe

Festival Théâtre sur l'Herbe

  • Du 26 au 28 juin 2020 à 19 h
  • Théâtre de la Tête noire - Saran

Quand une édition se termine on se dit « Que c’est long ! Trois ans à attendre pour le prochain festival » et puis deux ans après « Eh ! mais 2020, c’est demain ! ». Heureusement notre machine à rêves n’a rien à voir avec les exigences de calendrier ! L’édition 2020 galope en imagination depuis longtemps dans nos têtes comme un cheval indocile près à sortir de son box.


Nous allons écrire et faire écrire des auteur.rice.s pour cet inspirant Parc du Château de l’Etang. Nous allons créer des cabanes à lire avec la complicité de plasticien.ne.s, de bricoleurs savants, de comédien.ne.s, d’éditeur.rice.s et avec la participation des établissements scolaires, des associations d’habitant.e.s et du public du festival. Nous allons concevoir des arbres – bibliothèques, des salons de lectures perchés, des bateaux détecteurs de trésors.


Et puis des grands spectacles de jour comme de nuit, des spectacles doux, calmes, tendres. De ceux qui reposent et qui proposent une pause dans la vie trépidante, à la fin de la saison, après les examens, juste avant les vacances.
Des propositions disséminées dans tout le parc pour que la balade soit belle, étonnante, poétique. Pour les petit.e.s comme pour les grand.e.s, réuni.e.s, assis.es dans l’herbe ou sur un gradin. De jour comme de nuit, entre chien et loup, et même dès potron-minet : théâtre, musique, danse, cirque…